Pourquoi l’étiquette nutritionnelle « Nutriscore » n’est pas suffisante ?

La ministre de la Santé Marisol Touraine vient de confirmer la mise en place d’un nouvel étiquetage dont le but est d’évaluer facilement les qualités nutritionnelles des produits alimentaires. Par exemple, avec le Nutriscore ci-dessous, même sans explication vous pouvez le lire et le comprendre. Du coup pas besoin de s’étendre sur le sujet.

La bonne nouvelle c’est donc que les consommateurs pourront faire leur choix, en toute connaissance de cause, et prendre une pâte à tartiner composée essentiellement de sucre et d’huile, ou d’en prendre une autre avec un pourcentage de chocolat plus honnête… Le tout en sachant que l’un est moins bon nutritionnellement que l’autre, mais le faire par choix.

Petite précision, cet étiquetage n’est pas obligatoire, mais la ministre compte sur « sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s’engagent dans cette voie« .

Mais il manque une information importante !

Malheureusement ce logo nutritionnel n’indique absolument pas si le produit contient ou non des produits à risque pour la santé et/ou l’environnement comme les traces de pesticides ou de produits toxiques, des denrées qui ont transitées sur des milliers de kilomètres, de l’huile de palme

Vous allez me dire que le bon vieux logo AB existe mais ce dernier n’interdit pas l’utilisation de ressources gérées non-durablement, ni l’utilisation de matières premières acheminées depuis l’autre bout de la planète… Alors qu’elles sont aussi produites localement, mais plus chères.

logo agriculture bio ab

La solution serait donc de dégrader la note si de tels produits sont utilisés. Ou, mieux, mettre un autre indicateur « EcoScore » par exemple, qui jugerait de l’impact environnemental du produit.
Car pour le moment, si on veut acheter de manière responsable, il est parfois difficile de savoir si un produit, même « bio » est bon ou pas pour la planète.
Prenons l’exemple d’un yaourt au miel. Si le lait est produit à l’autre bout de l’Europe et que le miel  vient directement de Chine, même si le tout est certifié Bio, le yaourt sera plus nocif pour la planète, qu’un autre produit avec des matières premières locales… non-bio.

Sauf, que cette information, aucun emballage ne nous la donne, et il faut lire entre les lignes pour faire des déductions hypothétiques.

En clair, sauf si on fait tout nos achats chez des producteurs locaux ou dans une épicerie spécialisée, il est impossible d’acheter responsable. Alors, à quand l’EcoScore ?

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