Le déclin des abeilles et autres pollinisateurs inquiète l’ONU et fait craindre une pénurie alimentaire

Les abeilles sont de moins en moins nombreuses, les papillons et autres insectes pollinisateurs disparaissent petit à petit victimes des pesticides et de l’agriculture intensive. Ces petites bêtes sont essentielles à la pollinisation des plantes et des cultures, ce qui évidemment menace une partie de la production agricole mondiale. En 2012, l’ONU crée l’IPBES, une plateforme inter-gouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Vendredi dernier, à Kuala Lumpur, l’organisation a publié un rapport complet sur le sujet. Il est le fruit du travail de dizaines de chercheurs pendant 2 ans, dans le monde entier.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce rapport est aussi impartial qu’inquiétant ! En effet, plus de 75% des cultures mondiales dépendent en grande partie de ces insectes et autres oiseaux. Sans eux, il y aura beaucoup moins de fruits et de légumes, mais aussi plus de chocolat et plus de café. Toujours selon le rapport, les pertes pourraient se chiffrer en 235 et 577 milliards de dollars… Sans compter les famines et les pertes de revenu pour les populations qui dépendent directement de l’agriculture !

Que faire pour sauver les abeilles ?

Selon le vice-président du comité scientifique, le chercheur britannique Robert Watson, « contrairement au réchauffement climatique, il est possible d’agir localement ». Changer les modes de cultures, encadrer strictement l’utilisation de pesticides, favoriser la culture biologique, envisager la mise en place de robot

Arrêter de semer le même type de culture sur des centaines d’hectares ! En effet, les pollinisateurs sont aussi dépendants de certains pâturages riches en fleurs sauvages, et ceux-ci aussi disparaissent. En Europe, 97% de ces pâturages auraient disparu en à peine 100 ans. Et puis, c’est un peu comme nous, si on se nourrit toujours de la même chose, on a des carences… Une solution pourrait être, comme au Royaume-Uni, d’aider financièrement les agriculteurs a replanter des fleurs sauvages sur leurs exploitations.

Il faudrait aussi, comme commencent à le faire beaucoup de villes comme Lyon ou Paris, installer des ruches sur les toits des immeubles et inciter les citadins à fleurir leurs balcons. À Toronto par exemple, c’est plus de 300 espèces d’abeilles qui parcourent la ville, produisent du miel et font la fierté de cette première « Bee City » !

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