Les diables de Tasmanie évoluent pour résister au cancer qui les décime

En Tasmanie, qui est sans doute l’un des lieux les plus beaux et nature que j’ai eu la chance de visiter, vit un marsupial nocturne et carnivore, le diable de Tasmanie. Mais ce petit animal est victime d’un cancer de la face, très contagieux et incurable. Résultat, certains scientifiques estime que si rien n’est fait l’espèce pourrait totalement disparaître d’ici quelques années seulement.

Ce cancer qui entraîne la mort en trois à six mois se propage entre diables par morsures ou par ingestion de viande contaminée. Or ces animaux se battent régulièrement pour leur territoire ou la nourriture. Depuis 1996, quand cette maladie a été repérée, c’est plus de 90% de la population de diables qui a déjà disparu. Cependant, le séquençage du génome de certains individus suggère que le marsupial s’est adapté et pourrait avoir développé une résistance au cancer.

Paul Hohenlohe co-auteur de l’étude et chercheur à l’université de l’Idaho précise que même si cela ne prouve pas que des individus sont devenu résistant au « DFTD », le fait que l’espèce a été décimé si rapidement pourrait avoir mis en avant certains gènes.

Si une maladie arrive et décime 90% des individus, on peut s’attendre à ce que les 10% restant soit génétiquement différents. Ce que nous recherchions était les parties du génome qui montrent cette différence.

Si tel est le cas, et que certains diables ont effectivement développé une résistance à ce cancer, on peut espérer que ces quelques individus puisse se reproduire et éviter l’extinction de l’espèce. La crainte des scientifiques, est que si trop peu d’individus ne survivent, la diversité génétique sera trop peu importante et la consanguinité risque à son tour de menacer l’espèce.

panneau diable tasmanie

D’autant qu’une autre menace guette ces marsupiaux, en effet, beaucoup de spécimens sont écrasés sur les routes de Tasmanie, y compris dans des réserves. Alors, si vous avez la chance d’aller en Tassie, ralentissez quand vous voyez le panneau ci-dessus, et ouvrez l’œil !

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