Les rats envahissent les villes, et c’est totalement de notre faute

Depuis quelques années, on ne compte plus les « news » annonçant des rats dans un supermarché, dans une boite de pizza ou s’attaquant a des câbles électrique, des boîtiers téléphoniques, des stocks de nourritures, etc…

Nos villes sont devenues des habitats idéales pour les rongeurs. En effet, ils sont à l’abri des prédateurs (les chats), ils ont accès à des buffets à volonté 24h/24, tout au long de l’année et ils sont au chaud. Bref, le paradis pour les rats. Le problème, c’est que ces rats transportent avec eux de nombreuses maladies comme le E.coli, la salmonellose, la fièvre du Nil occidental,… Des études démontrent même que les rats des villes sont porteurs de 18 virus et 15 bactéries pathogènes qui n’avaient pas été détectés dans la ville de New York.

Chaque année, il est estimé que les rats causent des milliards d’euros de dommages en Europe. Les rats et autres souris rongent les câbles électriques et cause des incendies et provoque la panne de nombreux ordinateurs ou de serveurs informatiques. Ces nuisibles sont également à l’origine d’une baisse de chiffre d’affaires dans les établissements où ils ont été vus.

Mais est-ce vraiment leur faute ?

Autrefois, dans les villages, la population de rats étaient contrôlés par leurs prédateurs naturels, à savoir les rapaces, les renards, les chats, les belettes, les fouines et les hermines (entre autres). D’autre part, les restes de nourriture étaient mis à l’abri des rongeurs pour éviter qu’ils y aient accès facilement.
Or, quand un groupe de rongeurs se sent bien sur un territoire (comprenez, trouve de la nourriture), ils s’y multiplient !
De nos jours, les rapaces ont quasiment disparu des villes, les renards, belettes, fouines et hermines sont presque devenus des animaux légendaires. Il ne reste donc que les chats et le poison anti-rat… Avouez que ce n’est pas fou ! D’autant qu’au niveau de l’accès à la nourriture, on est plus sur un open-bar généralisé qu’une pénurie. Du coup, les rats se multiplient et dans les villes on compte maintenant environ 1,5 à 2 rats par habitant. Je vous laisse faire le calcul pour votre ville.

Que faire pour limiter la prolifération des rats ?

Comme la réintroduction des renards n’est pas encore à l’ordre du jour à Paris ou à Lyon, le plus utile est de limiter l’accès à la nourriture de ces rongeurs. Cela passe donc par la limitation du gâchis alimentaire, la réparation des fissures et autres trous dans lesquels ces rats rentrent pour accéder à l’intérieur des restaurants, supermarchés,… Et soyons fous, réintroduisons les petits rapaces dans les villes.

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