L’impact écologique des géants de l’internet

Greenpeace rendait en janvier dernier son rapport annuel « Click Clean » qui classe l’empreinte énergétique des géants du web. Apple se classe en tête du classement avec 100% d’énergies renouvelables, suivi de près par Google et Facebook, qui assurent ne vouloir dépendre que d’énergie verte d’ici la fin de l’année.

Ce rapport rappelle que l’empreinte énergétique des entreprises informatiques représente 7% de la production globale d’électricité, et ne cesse de croître. Même si une majorité d’entreprises mènent une politique environnementale transparente à l’image de 1&1 (comme expliqué ici), nombreuses sont celles qui restent floues par rapport aux énergies employées afin de faire tourner leurs data centers. Intéressons-nous à l’impact d’internet sur l’environnement et aux mesures prises par les Géants de l’internet afin de réduire leur empreinte énergétique.

L’impact énergétique d’internet

Pour appréhender le coût énergétique d’internet, il faut comprendre son fonctionnement. Prenons un site du quotidien : Facebook. Lorsqu’on télécharge une photo, les données de cette photo sont envoyées de notre ordinateur vers un centre de données via un routeur et des milliers de kilomètres de câbles optiques placés sous l’océan. La photo est ensuite stockée sur un disque en constante rotation afin d’assurer son chargement rapide. Ce geste devenu simple et courant émet du carbone, des déchets électroniques et nécessite l’utilisation d’eau potable et d’électricité.

On estime qu’en 2015, les 3,5 milliards d’internautes ont consommé 1037 TWh d’électricité et émis 609 millions de tonnes de gaz à effets de serre. Certes, nos ordinateurs et smartphones sont en cause. Cependant, la majorité de la consommation énergétique dérive des data centers, des câbles et des sites de production qui tournent 24/7. Les grandes entreprises du web sont donc directement impliquées dans cette pollution énergétique.

Les grandes entreprises face à l’environnement

Afin de réduire leur impact sur l’environnement, certaines entreprises, entre autres Google, Apple, Facebook, Instagram et Youtube, ont décidé de n’utiliser que de l’énergie renouvelable. Cette démarche a d’ailleurs été favorisée par Greenpeace, espérant inciter leurs concurrents à faire de même. Ainsi, Facebook vient d’ouvrir son propre data center à Los Lunas, au Nouveau-Mexique, qui fonctionne uniquement grâce à l’énergie solaire et éolienne. Apple est non seulement championne de l’énergie renouvelable, mais a fini par devenir fournisseur d’énergie en passant un contrat avec First Solar.

Cette initiative est bénéfique pour la planète et pour les entreprises qui y voient un intérêt financier grâce à une réduction drastique des coûts – l’énergie solaire ayant baissé ses prix de 60 à 80% en deux ans seulement. Le changement est facilité par un crédit d’impôt à l’investissement et à la production, mis en place par Obama. En ne dépendant plus de centres de données privées, les entreprises accroissent leur marge et s’assurent un approvisionnement stable.

Les entreprises qui freinent ce combat écologique

Bien qu’optimiste, le rapport « Click Clean » montre également que les mauvais élèves sont encore trop nombreux. Passons sur les entreprises asiatiques qui, sans surprise, fonctionnent principalement grâce au charbon et aux énergies nucléaires et fossiles et arrêtons-nous sur Amazon et Netflix. Classés bons derniers, leur empreinte écologique résume celles des sites de Cloud ou de streaming dont la croissance rapide les a forcée à s’installer dans des régions reconnues pour leur absence en énergie renouvelable, comme la Virginie. Ces fonctionnalités encore jeunes et populaires consomment malheureusement énormément de données : 1 heure de vidéos en streaming équivaut à utiliser son sèche-cheveux une demi-heure par jour pendant un an ! L’internet 100% écoresponsable n’est pas prêt de s’implanter.

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