Des robots espions pour suivre et filmer les prédateurs dans leur milieu naturel

Dans certains documentaires animaliers ou même dans certains films, il y a des plans filmés très très proche de crocodiles… qui pourrait largement attaquer un cameraman…
Il y a encore quelques années, les réalisateurs cachaient leurs caméras et micros dans des troncs, des arbres, ou plus high-tech, dans des genres de voitures télécommandés « blindées » avec un appareil photo et une bâche camouflage par dessus.
Pour aller toujours plus loin dans la proximité avec les grands reptiles, la BBC et l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne ont conçu un véritable robot-reptile, une réplique taille réel équipé de caméra et de moteurs qui est donc capable de se déplacer de la même manière que ses congénères en écailles.

Pour les besoins du documentaire « Spy in the Wild », la division robotique de la prestigieuse école ont aussi recrée un crocodile capable de nager !

Évidemment, les mouvements sont encore un peu robotiques et l’odeur doit plus être proche du plastique que du varan, mais ça marche ! En effet, ces copies constituées d’aluminium et de fibre de carbone pour les os, de latex pour la peau et de moteur pour les articulations ont été capables de s’approcher suffisamment prêt pour filmer ceci :

Du coup, entre ce type de robot et les dernières versions du robot humanoïde Atlas de Google, une chose est certaine, la robotique, la vraie, à de moins en moins de choses a envier à la science-fiction !
Espérons seulement que ces robots pourront nous permettre de mieux connaitre, et donc de mieux protéger ces espèces souvent menacés. Prochaine étape, l’automatisation de ces robots, en effet, pour le moment ces robots sont télécommandés depuis une position située à quelques centaines de mètres, il faut donc qu’un observateur soit là en permanence, ce qui dans certain n’est pas possible sur le long terme. En effet, pour une simple prise de vue dans le cadre d’un documentaire, c’est suffisant. Mais, dans le cas d’une étude plus approfondie, où, par exemple, les scientifiques doivent suivre un groupe d’individus pendant plusieurs mois… c’est nettement moins pratique.

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