Dans les grandes entreprises, travailler moins serait en théorie bien plus efficace…

Si on vous demande de citer un exemple d’organisation professionnelle efficace dans le monde animal, il est probable que vous répondiez les colonies de fourmis. Vous n’auriez pas tort, en effet ces véritables sociétés sont capables de construire des édifices et de se développer d’une manière impressionnante !
En effet, selon un article récemment publié dans une revue scientifique, les colonies de fourmis augmenteraient leur efficacité en laissant les « travailleuses » prendre plus de repos. Ce mode de travail serait variable en fonction de la taille fourmilière, plus les individus sont nombreux, moins il y a de fourmis qui travaillent simultanément, dans certains cas, ce n’est pas moins de 80% des « travailleuses » qui se reposent.

Comment ces fourmilières optimisent le « travail » ?

Plus la colonie s’étend, plus il y a de travailleurs en attente, pendant ce temps, les 20% restants peuvent aller récupérer des ressources plus rapidement en évitant les bouchons et surtout n’ont pas besoin d’aller plus loin, car une fourmi qui ne travaille pas, c’est une fourmi qui consomme moins d’énergie (ce qui n’est pas vrai chez l’Homme d’ailleurs…). En effet, une fourmi qui se déplace sur de longues distances consomme cinq fois plus d’énergie qu’une fourmi en attente, en clair, si dans un groupe seulement 20% des fourmis travaillent en même temps, la colonie consomme 180% moins d’énergie que si elles travaillaient toutes.



Avec ce véritable modèle économique, une fourmilière de 300 individus consommerait donc à peine 50% de plus qu’une de 30, où il y a, en proportion, plus de travailleurs.
Les fourmilières sont donc en permanence à la recherche de cet équilibre entre récupération de ressource et conservation des ressources déjà récoltées. Les glandeurs sont tout de même intéressants pour la colonie puisque, évidemment, il y a une rotation dans les travailleurs et ces fourmis peuvent aussi être appelées en cas d’urgence… Comme par exemple, une tartine qui atterrie à deux pas de la fourmilière.

Les chercheurs ne sont pas arrivés à définir pourquoi cette proportion n’est pas un genre de constante, ni pourquoi une colonie plus grande avait forcement plus de fourmis au repos.

Mais l’idée derrière toutes ces recherches est évidemment de s’en inspirer pour optimiser nos propres sociétés humaines qui font face aux mêmes problèmes (en schématisant beaucoup beaucoup beaucoup), on ne se repose plus assez et on va chercher nos ressources toujours plus loin.

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